Le train de la jungle pour Kota Bahru
[Sarah] Arrivés à Kuala Tembelling, on quitte la pirogue pour monter dans le bus (un peu plus confortable pour les fesses!) qui nous amène à Jerantut, à deux heures d’ici, et là, on tente le train…
…de la jungle :10h à bord du train le plus bruyant de Malaisie, rien que pour le fun et l’aventure ! Si tout se passe bien, on doit arrivés à Kota Bahru le soir même après au moins une cinquantaine d’arrêts dans tous plein de petits villages. En réalité, ce n’est pas la jungle de Taman Negara bien sûr, mais une forêt dense nous cerne de part et d’autre de la voie, et certains arrêts sont à peine visibles…Laurent décide de marquer tous les stops d’un trait sur son bras gauche, et j’essaye de prendre le relai, mais au final, la fatigue nous gagne et on se perd dans les comptes. En plus, on est distraits par plusieurs malais dans le wagon-bar qui prennent leur repas dans une feuille de banane et leur thé milo, spéciliaté du pays (qui ne nous emballe pas particulièrement on doit le dire au passage)
Vu le nom un peu accrocheur du « train de la jungle », on craignait tomber sur une attraction touristique. Finalement on est plutôt agréablement surpris de se trouver parmi tous ces gens, de sentir l’air chaud qui rentre par les portes béantes des wagons et le rouli du train qui nous plonge dans une ambiance de western, sans oublier les toilettes asiatiques sans papier toilette et qui consistent en un simple trou ! Laurent se demande d’ailleurs s’il n’aurait pas marcher dans un caca sur la voie quand il sort pour se degourdir un peu les jambes alors qu’on attend le passage d’un autre train sur la voie d’en face. L’histoire ne dit pas si c’est du pied gauche…
Mais le must du must , ce sont les 5 ventilateurs poussiéreux et rouillés accrochés au plafon, qu’on ne pourra jamais faire fonctionner puisqu’il n’ y a pas d’électricité. Heureusement le serveur du wagon-bar ne perd pas la face et alors que la nuit commence à tomber, il allume une minuscule bougie, juste suffisante pour voir le comptoir. On voit à peine encore une petite grand-mère rebelle dehors sur sa mobilette puis il fait trop noir pour y voir, alors on profite des lumières des villages.
Kota Bahru
On est assez content d’arriver, mais il nous reste encore un taxi à prendre - le plus pourri de Malaisie sans aucun doute – et pour un prix pas très avantageux en plus ! Comme on vient de traverser une grande partie de la Malaisie pour pas très cher, on s’en contentera. et puis le taxi man nous amène directement dans une auberge de jeunesse au centre ville parfaite pour une nuit. Ça tombe bien, on est épuisés. Mais on trouve encore la force d’aller se promener vite fait dans Kota Bahru, the « islamic city », la ville des chats aussi ! On fait donc un petit tour du côté des « foodstalls ». Les commerçants ont encastré leur télé individuelle dans leur espèce d’étalage à roulette sur lesquels ils vendent leur produits, c’est assez drôle de les voir suivre leur émission avec à peine deux mètres entre les uns et les autres.
[Lolo] Ce récit a été écrit par Sarah, le style est un peu différent de d’habitude, un plus plus romancé. Pour ma part, je conseille le train de la jungle entre Jerantut et Kota Barhu. Le trajet dure une dizaine d’heures pour 23 ringits (5€) pour 2 personnes. Qui dit mieux ?
Dans le train de la jungle, on était seulement quelques touristes parmis tout le train, c’est un bon moyen de sentir le dépaysement. On était l’attraction principale dans le train, c’est un bon moment de rencontrer les locaux.
Kota Bahru est une ville à voir. On s’enfonce dans la partie la plus islamique du pays, et en tant qu’occidentaux on est bien repéré partout où l’on va. Le marché de Kota Bahru est exceptionnel.






